1 Commentaire
Moyenne (1 Voter)
Identifiez-vous pour voter !
Click here to see the meta data of this asset.

Troubles liés à l’alcool : Évaluation et diagnostic

Notions essentielles

  • L'épreuve de dépistage AUDIT « Alcohol Use Disorders Identification Test » et le formulaire « Alcohol Use Assessment Form » peuvent aider à évaluer le client et à poser le diagnostic.
  • Faire la distinction entre la consommation à risque d'alcool et le diagnostic décrit dans le DSM-IV-TR (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) pour l'abus d'alcool et la dépendance à l'alcool.
  • Envisager la possibilité de problèmes concomitants de santé mentale.

Outils d'évaluation

Épreuve AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test, épreuve de dépistage des troubles liés à la consommation d'alcool de l'OMS)

L'épreuve AUDIT contribue à déceler la consommation à risque d'alcool et la dépendance à l'alcool.

  • Le sondage à 10 questions peut être, soit remis au client qui le remplit dans la salle d'attente, soit administré lors d'une entrevue en face-à-face.
  • Les questions portent sur la quantité d'alcool consommée et sur les éventuelles expériences négatives vécues en raison de la boisson. L'épreuve AUDIT contribue à déceler la consommation à risque d'alcool et la dépendance à l'alcool.

Télécharger le questionnaire AUDIT et le manuel [pdf en anglais].

 

Formulaire d'évaluation de la consommation d'alcool

Le formulaire « Alcohol Use Assessment Form » peut servir à :

  • noter les antécédents de consommation d'alcool et d'autres renseignements essentiels, comme l'usage de drogues, l'alcool au volant, etc.;
  • consigner les résultats d'examens physiques ou de laboratoire.

Le formulaire comporte un guide diagnostique pour le dépistage d'une dépendance à l'alcool ou d'une consommation à risque.

Télécharger le formulaire d'évaluation « Alcohol Use Assessment Form » [pdf].

Diagnostic

Directives de consommation d'alcool à faible risque (DCAFR)

Les DCAFR proposent la définition suivante de la consommation d'alcool à faible risque :

  • consommation hebdomadaire d'alcool d'au plus 15 verres pour les hommes et 10 verres pour les femmes;
  • consommation quotidienne d'au plus 2 verres pour les femmes et 3 verres pour les hommes.

Télécharger les « Directives de consommation d'alcool à faible risque du Canada » [pdf].

Consommation à risque d'alcool

Les personnes qui consomment de l'alcool au-delà des directives de consommation d'alcool à faible risque ne satisfont généralement pas aux critères d'abus d'alcool ou de dépendance cités dans le DSM. Toutefois, du fait de leur consommation d'alcool ces personnes sont à risque de développer des troubles liés à l'alcool d'ordre médical, psychologique ou social.

Les personnes dont les habitudes de consommation d'alcool sont « à risque » sont souvent réfractaires à l'idée de se faire aiguiller vers des services spécialisés contre la toxicomanie. Par ailleurs, ces services sont souvent occupés à pleine capacité à traiter des clients atteints de graves problèmes d'abus de substances.

Les fournisseurs de soins de première ligne ont la responsabilité de dispenser des conseils à leurs clients qui consomment de l'alcool en quantités jugées « à risque ». Les interventions de counseling simples et brèves s'avèrent souvent efficaces.

Abus d'alcool : Critères du DSM-IV-TR

[translator: don't translate the DSM criteria. We are clearing permission from the French language rights holder to reproduce the criteria]

People may be diagnosed with alcohol abuse if they meet one or more of the following criteria in the last 12 months:

  • recurrent use resulting in failure to fulfill major role obligations at work, school or home
  • recurrent use in hazardous situations
  • recurrent use-related legal problems
  • use despite related social or interpersonal problems.

 

Reproduction autorisée du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (4e édition, texte rév). © 2000 American Psychiatric Association.

 

Alcohol dependence: DSM-IV-TR criteria

People may be diagnosed with alcohol dependence if they meet three or more of the following criteria in the last 12 months:

  • tolerance, or a need for more alcohol to get the same effect withdrawal symptoms
  • loss of control (i.e., drinking larger amounts or drinking for longer than planned)
  • unsuccessful attempts to cut down
  • salience, or significant time spent obtaining, using or recovering from the effects of alcohol
  • reduced engagement in social, occupational or recreational activities because of alcohol use
  • continued alcohol use despite knowledge of likely physical or psychological harm.

Reproduction autorisée du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (4e édition, texte rév). © 2000 American Psychiatric Association.

 

 

Télécharger le tableau comparant la consommation à risque et la dépendance à l'alcool.

Troubles concomitants

Santé Canada propose les recommandations suivantes :

  • toutes les personnes qui demandent de l'aide auprès d'un service de santé mentale devraient subir un dépistage pour repérer des troubles  concomitants de dépendance aux substances;
  • toutes les personnes qui demandent de l'aide auprès d'un service de traitement pour l'abus de substance devraient subir un dépistage pour repérer des troubles concomitants de santé mentale.

Prévalence des troubles concomitants

Selon l'enquête sur la santé de la population canadienne, 28 % des personnes qui présentent un problème d'alcool auront aussi, à un moment donné de leur vie, une maladie mentale. Par ailleurs, les taux de troubles concomitants sont deux à trois fois élevés chez les personnes subissant un traitement. On recense les taux les plus élevés de troubles concomitants dans les établissements, dont les cliniques de santé mentale (ambulatoires ou non), les installations correctionnelles et les programmes de traitement de la toxicomanie.

Sommaire des données probantes

American Psychiatric Association (DSM-IV-TR). (2000). Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (4e édition, texte rév.). Washington (DC).

Bondy, S., Rehm, J., Ashley, M., Walsh, G., Single, E. et Room, R. (1999). « Low-risk drinking guidelines: The scientific evidence ». Canadian Journal of Public Health, 90(4), 264–270.

Butt, P., Beirness, D., Cesa, F., Gliksman, L., Paradis, C. et Stockwell, T. (2011). Alcohol and Health in Canada: A Summary of Evidence and Guidelines for Low-Risk Drinking. (L'alcool et la santé au Canada : résumé des données probantes et directives de consommation à faible risque). Ottawa (Ontario) : Centre canadien de lutte contre les toxicomanies.

National Institute for Health and Clinical Excellence. (2011). Alcohol-Use Disorders: Diagnosis, Assessment and Management of Harmful Drinking and Alcohol Dependence (Clinical Guideline 115). Londres (Royaume-Uni).

Statistique Canada. (2002). Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, Cycle 1.2.


Identifiez-vous pour commenter !
I'd like to see more discussion of the differences between DSM IV and DSM 5 criteria.
Publié le 14-01-31 19:54.