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Troubles liés à l’alcool : Soins continus

Notions essentielles

  • Par soins continus, on entend, entre autres, la prévention des rechutes, le soutien en groupe et le soutien individuel.
  • L'accès à la sensibilisation ou à la formation, les services de conseils, l'entraide par les pairs et les réseaux sociaux, et l'aide à l'emploi sont des composantes des soins continus.
  • Les soins continus sont adaptés à chaque client et devraient tenir compte du type de problème d'alcool dont le client est atteint.

Surveillance et soins continus

  • Le traitement et le soutien continus sont importants étant donné que le risque de rechute est très élevé immédiatement après le traitement. Tous les services de traitement doivent prêter attention au soutien continu.
  • Les soins continus peuvent comporter la prévention des rechutes, les groupes de soutien et le soutien individuel pour les personnes qui veulent maintenir les changements qu'ils ont adoptés dans le cadre de leur traitement.
  • L'accès à la sensibilisation ou la formation, les services de conseils, l'entraide par les pairs et les réseaux sociaux, et l'aide à l'emploi sont des exemples de composantes des soins continus.

 

Consommation à risque d'alcool

Si la personne consomme des quantités d'alcool dans des proportions dangereusement élevées ou nocives, les modalités du suivi seront déterminées par plusieurs facteurs dont le niveau de consommation d'alcool, la présence de comorbidités et le choix de la personne.

Dans le cadre du suivi, il incombe de déterminer ce qui suit :

  • les cibles convenues en matière de consommation d'alcool (et les autres objectifs) ont-elles été atteintes?
  • y a-t-il eu apparition de nouveaux problèmes ou préoccupations?

Si, après de brefs conseils, la consommation d'alcool n'a pas été améliorée, envisagez de prodiguer une autre brève intervention ou une brève intervention prolongée (si vous possédez la formation nécessaire).

Dépendance à l'alcool

Le suivi immédiat et les traitements suivant un sevrage à l'alcool seront généralement pris en charge par des spécialistes en soins secondaires. Si cela n'a pas été le cas pour le client, il est important de dispenser un soutien en milieu de soins de première ligne.

  • Rester en contact avec le client sur le long terme et proposer un traitement indiqué en cas de rechute. Une fois que les modalités de la maintenance ont été établies et que le traitement du spécialiste est achevé, garder le contact via les soins primaires pendant au moins trois ans :
    • Maintenir le contact en utilisant des méthodes de surveillance de faible intensité. Il peut s'agir de conversations téléphoniques ou de brèves consultations.
    • Dans la mesure du possible, il faut veiller à la continuité des soins, c'est-à-dire que c'est le même professionnel de la santé qui garde le contact avec la personne.
    • Si la personne fait une rechute, offrir immédiatement de l'aide.
  • Dispenser des conseils, être rassurant et donner un traitement.
    • Les séances de counseling devraient se poursuivre tant que le client en a besoin.
    • Les personnes ayant une dépendance à l'alcool nécessitent souvent du counseling sur le long terme dispensé par des spécialistes (traitement intensif, généralement non disponible en milieu de soins primaires).
  • Les médicaments peuvent être utiles en tant que complément au counseling. Si les médications sont habituellement prescrites par des spécialistes, leur administration se poursuit souvent en soins primaires pendant une période pouvant aller jusqu'à un an, et elles peuvent être introduites par l'omnipraticien.
    • L'efficacité de la maintenance continue par des médicaments devrait être surveillée par l'équipe de soins primaires.
    • Si les services d'un spécialiste ne sont pas disponibles ou ne sont pas utilisés, envisager d'amorcer l'administration d'acamprosate en milieu de soins primaires (en plus du counseling continu).

Pour en savoir davantage sur les médicaments pour le traitement de la dépendance à l'alcool

  • Les manuels d'entraide fondés sur les méthodes cognitivo-comportementales et les organismes d'entraide (p. ex., Alcooliques Anonymes) peuvent s'avérer utiles chez certaines personnes.
    • Ces méthodes sont à utiliser en complément à d'autres traitements pour les personnes présentant une dépendance à l'alcool faible à modérée, mais ne sont pas destinées à remplacer un traitement.
    • Alcooliques Anonymes fonctionne selon le principe que l'alcoolisme est une maladie et a pour but l'abstinence. Cet organisme a une forte dimension spirituelle, ce qui ne convient pas à tout le monde. Ne forcez pas vos clients à participer aux séances d'AA.

Sommaire des données probantes

Kahan, M. & Watts, K. (réd.). (2010). « Dealing with alcohol problems ». Dans Primary Care Addiction Toolkit. Toronto (Ontario) : Centre de toxicomanie et de santé mentale.

National Institute for Health and Clinical Excellence. (2011). Alcohol-Use Disorders: Diagnosis, Assessment and Management of Harmful Drinking and Alcohol Dependence (Clinical Guideline 115). Londres (Royaume-Uni).


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I'm not sure about suggesting AA groups to people who have co-occurring mental health problems.
Publié le 14-01-31 15:07.
Caroline, I'm doing a research project on that topic - please feel free to connect directly with me if you'd like to discuss.
Publié le 14-01-31 16:32 en réponse à Caroline Hebblethwaite.