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Troubles liés à l’alcool : Tour d’horizon

Notions essentielles
• Les problèmes d'alcool sont attribuables à de multiples causes, notamment d'origine génétique, physiologique, psychologique et sociale.
• La plupart des personnes dont la consommation d'alcool est considérée « à risque » arrivent à modifier leur consommation sans programme de traitement structuré.
• 80 % des personnes ayant achevé un traitement subiront au moins une rechute au cours de l'année suivant le traitement.
Classification
La consommation d'alcool et les problèmes liés à la consommation d'alcool peuvent être classés comme suit :
• faible risque
• à risque / problème d'alcool
• dépendance
Remarque : Dans le DSM-5 (version originale en anglais publiée en mai 2013) l'abus d'alcool ou d'autres drogues ainsi que la dépendance à une substance ont été reclassés en une seule catégorie de trouble. Les troubles liés à une substance sont mesurés le long d'un continuum, allant de léger à grave.
Les maladies liées à l'alcool, les problèmes sociaux, les accidents et les décès sont causés pour la plupart par des problèmes d'alcool. Ce terme renvoie à la consommation d'alcool qui cause des problèmes dans la vie du consommateur, mais n'inclut pas la dépendance physique. La consommation problématique d'alcool est quatre fois plus courante que la dépendance sévère à l'alcool.
Par dépendance physique, on entend la tolérance aux effets de l'alcool et l'apparition de symptômes de sevrage lorsque la consommation d'alcool s'arrête. À mesure que la tolérance se développe, la personne a besoin de consommer de plus en plus d'alcool pour atteindre l'effet souhaité.
Symptômes
Les signes et les symptômes associés aux problèmes liés à la consommation d'alcool varient d'un cas à l'autre. Certaines personnes ressentent les symptômes intensément tandis que d'autres présentent des signes et symptômes qui s'estompent avec le temps.
Signes révélateurs de problèmes d'alcool
• boire en solitaire
• se sentir coupable après avoir bu
• éprouver une perte de mémoire temporaire après avoir bu
• se réveiller, après une nuit passée à boire, sans se souvenir des événements de la nuit
• avoir, en buvant, des comportements qui se soldent par une hospitalisation, une arrestation ou la perte d'un emploi
• éprouver difficultés financières
Signes révélateurs de problèmes d'alcool plus graves
• hallucinations
• sudation
• perte de connaissance
• sautes d'humeur
• dépression et/ou anxiété
• insomnie
• fatigue chronique
• tremblements
• perte de mémoire
• diarrhée
• dysérection
• intoxication récurrente
Causes
Les problèmes d'alcool sont attribuables à de nombreuses causes. Les facteurs génétiques, physiologiques, psychologiques et sociaux jouent un rôle:
• Les traits psychologiques comme l'impulsivité, la faible estime de soi et le besoin d'être approuvé peuvent induire la consommation inappropriée d'alcool.
• Certaines personnes se tournent vers l'alcool pour « traiter » leurs problèmes émotionnels.
• Les facteurs d'ordre social et environnemental tels que la pression exercée par les pairs et l'accès facile à l'alcool peuvent avoir un effet sur la consommation d'alcool. Le risque de développer une dépendance à l'alcool est accru chez les personnes vivant dans la pauvreté et chez les victimes de violence physique ou sexuelle.
• Les facteurs génétiques rendent certaines personnes particulièrement susceptibles à la dépendance à l'alcool. En revanche, des antécédents familiaux de problèmes d'alcool ne signifient pas nécessairement que les enfants de parents atteints de problèmes d'alcool auront ces problèmes quand ils grandissent.
• La forte consommation d'alcool peut induire des changements physiologiques tels que boire davantage est la seule manière d'éviter tout inconfort. Les personnes ayant une dépendance à l'alcool boivent, en partie, dans le but d'atténuer ou d'éviter les symptômes de sevrage.
Pronostic
• La plupart des personnes dont la consommation d'alcool est considérée « à risque » arrivent à modifient leur consommation sans programme de traitement structuré.
• Les personnes qui sont dépourvues d'un logement stable, d'un emploi et de relations familiales sont plus susceptibles de recommencer à boire.
• Parmi les personnes qui suivent un programme de traitement :
o 80 % connaissent au moins une rechute durant l'année suivant le traitement;
o environ 30 % continuent à avoir des troubles liés à l'alcool pendant une période de 10 ans, environ 30 % s'améliorent et 30 % ont de bons résultats (soit abstinence soit consommation contrôlée).                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           
Données probantes 
National Institute for Health and Clinical Excellence. (2011). Alcohol-Use Disorders: Diagnosis, Assessment and Management of Harmful Drinking and Alcohol Dependence (Clinical Guideline 115). Londres (Royaume-Uni).


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