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Troubles liés à l’alcool : Dépistage et aiguillage

Notions essentielles

  • Inclure des questions au sujet de la consommation d'alcool dans le cadre des discussions sur les styles de vie avec tous les clients.
  • Les composantes du dépistage incluent des questions de dépistage général, les antécédents sur la consommation d'alcool, des outils de dépistage et des analyses de laboratoire.
  • Le risque de suicide augmente chez les personnes aux prises avec des troubles liés à l'alcool.

À qui s'adresse le dépistage?

  • En milieu de soins primaires, poser à tous les clients des questions sur la consommation d'alcool en complément aux questions habituelles sur le style de vie.
  • En milieu de santé mentale, poser des questions sur la consommation d'alcool dès la séance initiale de dépistage et d'évaluation.

Protocoles de dépistage

Antécédents de consommation d'alcool

  • Poser la question à tous les clients adolescents (à partir de 12 ans) et adultes à la ligne de départ, à l'examen médical annuel.
  • Demander un chiffre précis pour la consommation par semaine.
  • Exprimer la réponse du client en nombre de « verres » selon la boisson : 12 oz de bière, 5 oz de vin ou 1,5 oz de spiritueux.
  • Demander au client de donner sa consommation maximale d'alcool en un seul jour au cours des quatre à douze dernières semaines.

Questions pour le dépistage

Hommes : « Cette année, combien de fois avez-vous bu cinq verres ou plus en un seul jour? »

Femmes : « Cette année, combien de fois avez-vous bu quatre verres ou plus en un seul jour? »

  • La réponse « plus d'une fois » correspond à un dépistage positif de consommation problématique d'alcool.
  • Selon la prévalence des troubles liés à l'alcool que vous observez dans votre clinique, cette épreuve est susceptible de générer un bon nombre de résultats faussement positifs. Par exemple, une personne qui n'a connu que deux épisodes de consommation excessive d'alcool au cours de l'année est peu susceptible de présenter un important trouble lié à la consommation d'alcool.
  • Les clients qui obtiennent un résultat positif au dépistage devraient faire l'objet d'une évaluation approfondie avant d'être diagnostiqués comme étant atteint d'un trouble lié à la consommation d'alcool.

Outils de dépistage

Questionnaire CAGE

  • le plus efficace s'il est administré dans une salle d'attente, mais peut aussi être incorporé dans une entrevue clinique;
  • taux de sensibilité de 70 à 80 % en soins primaires pour détecter les troubles liés à l'alcool;
  • en cas de résultats positifs, d'autres évaluations s'imposent.

Télécharger le questionnaire CAGE [pdf en anglais].

Mesures de laboratoire

Ordonner les épreuves de laboratoire appropriées s'il y a lieu de soupçonner une consommation problématique d'alcool et pour surveiller la réaction du client au traitement.

Gamma glutamyl transférase (GGT)

  • taux de sensibilité de 5 à 50 % pour le dépistage d'une consommation d'au moins 4 verres d'alcool par jour;
  • demi-vie de 4 semaines;
  • résultat élevé sous l'effet des inducteurs d'enzymes hépatiques (p. ex., phénytoïne), du diabète, de l'obésité, etc.

Volume globulaire moyen (VGM)

  • un peu moins sensible que le GGT;
  • au moins trois mois pour revenir à la ligne de départ;
  • résultat élevé sous l'effet de médications, d'une carence en folate ou en vitamine B12, du trouble hépatique non alcoolique, d'hypothyroïdie, etc.

Évaluation du risque

  • 15 à 25 % des personnes qui meurent par suicide ont connu des problèmes de toxicomanie.
  • Il y a corrélation entre le risque accru de suicide chez une personne ayant une dépendance à l'alcool et les facteurs suivants :
    • utilisation active de substances
    • adolescence
    • 20 ou 30 ans de maladie
    • problèmes concomitants de santé mentale
    • perte interpersonnelle récente ou anticipée
  • En utilisant des substances, la personne tente d'atténuer l'anxiété ou les troubles de l'humeur associés aux problèmes concomitants de santé mentale

Aiguillage vers un spécialiste

Envisagez d'aiguiller votre client vers un traitement spécialisé s'il présente l'un ou plusieurs des éléments suivants :

  • affiche des signes de dépendance modérée ou grave à l'alcool;
  • n'est pas parvenu à tirer profit de brefs conseils structurés ni d'une brève intervention prolongée et souhaite obtenir plus d'aide pour un trouble lié à l'alcool;
  • montre des signes de facultés affaiblies par l'alcool ou est atteint d'un trouble concomitant (p. ex., maladie hépatique ou problèmes de santé mentale liés à l'alcool).

 

Consulter Pour trouver des services clinique de santé mentale et de toxicomanie [link to https://www.porticonetwork.ca/services/mental-health-and-addiction-clinical-services/finding-mental-health-clinical-services]

Sommaire des données probantes

Kahan, M. & Watts, K. (réd.). (2010). « Dealing with alcohol problems ». Dans Primary Care Addiction Toolkit. Toronto (Ontario) : Centre de toxicomanie et de santé mentale.

National Institute for Health and Clinical Excellence. (2011). Alcohol-Use Disorders: Diagnosis, Assessment and Management of Harmful Drinking and Alcohol Dependence (Clinical Guideline 115). Londres (Royaume-Uni).


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It's worth looking at the Quick Reference Guide that goes with the NICE guideline (http://guidance.nice.org.uk/CG115/QuickRefGuide/pdf/English)
They also have a publication for clients and families.
Publié le 14-01-31 19:36.
Having to convert to standard drinks seems a real barrier both in screening and assessment
Publié le 14-01-31 22:09.
Is there an easier solution? We need a way to track and compare beer, wine and spirits.
Publié le 14-02-03 00:18.