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Traitement des problèmes liés à la consommation d'alcool chez les femmes

Obstacles au traitement

Les femmes qui ont des problèmes de boisson sont deux fois moins nombreuses que les hommes à recevoir un traitement pour des troubles de l'usage de l'alcool (Weisner et Schmidt, 1992). Les raisons à cet état de choses pourraient être :

  • le fait qu'il est plus facile pour les femmes de cacher leur consommation d'alcool et les problèmes qu'elle entraîne ;
  • les problèmes de garde d'enfants ;
  • le manque de revenus, surtout chez les femmes âgées.

Méthodes pour traiter les femmes qui ont des problèmes liés à la consommation d'alcool

Les recherches sur le traitement et la prise en charge des problèmes de boisson chez les femmes ont mis en lumière plusieurs méthodes efficaces :

  • Les interventions brèves ont un impact sur la quantité d'alcool consommée et donc sur la morbidité liée à l'alcool (Manwell et coll., 2000). Ces interventions peuvent prendre diverses formes : stratégies de motivation, information des patients, évaluation avec rétroaction, établissement d'objectifs avec entente passée par le médecin et le patient quant à ces objectifs, techniques de modification du comportement et recours à des manuels d'auto-prise en charge et autres publications.
  • Les traitements qui s'adressent spécifiquement aux femmes sont plus efficaces que les traitements destinés aux deux sexes (Blow, 2000).
  • La participation continue à un groupe d'entraide, même après atteinte de l'abstinence, aide à prévenir la rechute chez les femmes (Blow, 2000).
  • La prise de naltrexone deux heures avant une situation où la tentation de boire sera forte réduit la consommation d'alcool chez les personnes dont les problèmes de boisson sont assez récents, en particulier chez les femmes (Enoch et Goldman, 2002).

De surcroît, les interventions suivantes peuvent être bénéfiques aux femmes :

  • conseils à propos des directives de consommation d'alcool à faible risque ;
  • traitement pharmacologique, notamment par naltrexone ;
  • groupes d'entraide pour femmes (p. ex., Women for Sobriety) ;
  • soutien relatif au rôle parental, sous forme de cours ou de groupes d'entraide ;
  • services de garde d'enfants, pour permettre aux femmes de se rendre aux séances de traitement ;
  • aiguillage vers un traitement des traumatismes psychiques (p. ex., traumatismes liés à la violence, notamment à la violence sexuelle, et à la maltraitance) ;
  • évaluation et traitement des troubles thymiques sous-jacents.

Afin de lever les obstacles aux soins et de veiller à l'efficacité à long terme des traitements, il faut tenir compte, pour tous les traitements prodigués, des traumatismes subis et du sexe des patients.