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Parler du jeu à vos patients

Il peut être plus facile de parler du jeu à vos patients si vous incorporez le dépistage des problèmes de jeu à votre procédure d’évaluation usuelle.

Il est rarement utile de demander directement au patient : « Avez‑vous un problème de jeu ? », puisque certaines personnes ne se rendent pas compte que leur problème est lié à leurs activités de jeu. Chez d’autres personnes, une telle approche trop directe peut provoquer une réaction défensive, et les indisposer à creuser leur problème.

Il existe néanmoins des moyens de parler aux gens de leurs activités de jeu. Ne vous inquiétez pas : le jeu n’est pas un sujet trop délicat à aborder. Il est acceptable de présumer que les gens s’adonnent au jeu, tout simplement parce que la plupart des gens s’y adonnent. Structurez vos questions autour de l’activité même, et utilisez un langage dépourvu de jugement.

Demandez au patient de vous décrire ses activités de loisir :

  • « Que faites‑vous pour vous amuser ? »
  • « Allez‑vous au cinéma, aux boîtes de nuit ou à l’hippodrome ? »
  • « Êtes‑vous déjà allé au casino ou à d’autres établissements de jeux de hasard et d’argent ? »

Demandez‑lui à quelle fréquence il s’adonne à ces activités, combien de temps il y passe et combien il y dépense :

  • « Jouez‑vous au bingo, achetez‑vous des billets de loterie ou jouez‑vous au jeux de casino souvent ? » (Comme beaucoup de gens ne considèrent pas l’achat de billets de loterie ou le fait de jouer au bingo comme des jeux de hasard, il faut leur poser des questions exprès sur ces deux activités.)
  • « Combien de temps et d’argent consacrez‑vous à ces activités ? »

Si vous soupçonnez que le patient a un problème lié au jeu, envisagez de lui recommander un outil de dépistage.