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Troubles de l'alimentation : Traitement psychosocial

Psychoéducation

Bien qu'à première vue les patientes ayant un trouble de l'alimentation semblent avoir des connaissances encyclopédiques en nutrition, celles-ci sont souvent mêlées de mythologie et de morale. Et malgré la conscience intellectuelle de son trouble de l'alimentation, la patiente peut se sentir terriblement seule et unique dans sa problématique. 

Il existe de nombreux récits concernant les troubles de l'alimentation et les stratégies d'adaptation possibles, récits auxquels les patientes et leurs familles peuvent avoir accès et dans lesquels elles peuvent se reconnaître. Ces expériences vécues peuvent aider les personnes à faire le lien entre les symptômes qui les gênent (troubles du sommeil ou de la concentration, instabilité de l'humeur) et leur trouble de l'alimentation, ce qui peut renforcer leur motivation d'aller mieux.

Ressources d'auto-assistance

Il existe des données probantes selon lesquelles les livres d'auto-assistance et l'auto-assistance guidée (rencontres régulières avec le fournisseur de soins primaires) peuvent faire une différence, principalement dans les accès hyperphagiques et, dans une moindre mesure, dans la boulimie.
Sont de ce point de vue particulièrement intéressants les ouvrages suivants :

  • McCabe. R.I., McFarlane, T.L. et Olmsted, M.P. (2004). The Overcoming Bulimia Workbook. Oakland, CA: New Harbinger. (tous auteurs canadiens!)
  • Cooper, P. (2009). Overcoming Bulimia Nervosa and Binge Eating: A Self-Help Guide Using Cognitive-Behavioural Techniques (2e éd.). New York: Basic Books.
  • Fairburn, C.G. (1995). Overcoming Binge Eating. New York: Guilford Press.

Il existe, de plus, des livres pour les familles et les adolescents présentant des troubles de l'alimentation, tels que :

  • Katzman, D.K. et Pinhas, L. (2005). Help for Eating Disorders: A Parent's Guide to Symptoms, Causes and Treatments. Toronto: Robert Rose. (de l'Hôpital pour enfants malades)
  • Lock, J. et Le Grange, D. (2005). Help Your Teenager Beat an Eating Disorder. New York: Guilford Press.

Surveillance et nutrition

Vous pouvez jouer un rôle clé non seulement en surveillant les progrès et en dépistant les complications, mais aussi en libérant les patientes de la tyrannie de la balance de salle de bain. Vous devez prendre la responsabilité d'une pesée de suivi régulière, mais aussi obtenir de la patiente (et souvent de sa famille réticente) qu'elle jette sa balance de salle de bain. Cela diminue la fréquence des pesées, mais aussi l'auto-évaluation de la patiente et l'estime qu'elle a d'elle-même selon des variations pondérales mineures.

Pour la patiente en insuffisance pondérale, vous devez établir une fourchette de poids en santé (et non un poids donné unique, car le poids fluctue naturellement) qu'elle peut maintenir sans régime excessif et qui permet le retour des menstruations.

Demander simplement à la patiente de faire un journal quotidien de son alimentation et des comportements associés peut à la fois apporter des renseignements et induire un changement. Ce journal vous indique ce qui se passe, tandis que la patiente commence à faire le lien entre les aliments, le poids, les émotions, les pensées et les comportements. Un grand nombre de livres d'auto-assistance offrent des modèles de ce type d'auto-assistance.   

Restaurer une alimentation régulière est un objectif thérapeutique essentiel. Les patientes qui pensent qu'une bonne journée est celle où elles n'ont pas « cédé » à la faim durant la journée sont beaucoup plus susceptibles d'avoir un accès hyperphagiques la nuit, perpétuant ainsi le cycle de restriction et la perte de contrôle. Comprendre que cette crainte de prendre un poids important à partir d'un seul repas quotidien n'est pas réaliste contribue à réduire l'anxiété concernant l'alimentation et la crainte qu'elle ne s'emballe sans limites.

Dans l'anorexie mentale, un taux de prise de poids compris entre 0,5 et 1,0 kg par semaine est appropriée pour la recherche de la fourchette pondérale cible.

Psychothérapie

La thérapie cognitive comportementale (TCC) et la thérapie interpersonnelle (TIP) sont les traitements les mieux validés pour prendre en charge la boulimie et les accès hyperphagiques. Un grand nombre de fournisseurs de soins primaires, et même certains psychiatres, ne se sentent pas assez qualifiés pour utiliser ces modalités thérapeutiques, mais les formations à ces approches sont de plus en plus répandues dans le cadre de la formation continue. 

La TCC est particulièrement attrayante parce qu'il s'agit d'une approche rationnelle immédiate, qui impose aux patientes du travail à la maison, met leurs prévisions au défi, et cible des modifications comportementales. Cette approche peut aussi être efficace en soins primaires, dans la prise en charge de la dépression, de l'anxiété, du syndrome de l'intestin irritable, et de l'insomnie. Des travailleurs sociaux communautaires, des psychologues, des ergothérapeutes et des conseillers qualifiés en TCC pourraient être enrôlés dans l'équipe de traitement.  

Dans l'anorexie mentale, les données sont beaucoup moins probantes pour ce qui est de la psychothérapie et des autres traitements. Il y a, en revanche, une place pour la thérapie familiale une fois que les adolescentes ont récupéré un poids normal.  


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Frequently asked questions

Clinical guidelines

Eating disorders in over 8s: management (NICE guideline CG9, 2004)