When Summer Comes / Quand Arrive l’été

Susan Rodger

Susan Rodger, PhD., C. Psych.

Psychologist and Associate Professor,
Counselling Psychology Program, Faculty of Education,
Western University

Quand Arrive l’été

 

When Summer Comes


Soon, the hallways, classrooms and staff rooms will be busy with the sound of preparation for the New Year. Although we probably won’t be singing Auld Lange Syne and making resolutions about exercising, we will be making preparations and resolutions for teaching, learning and managing all the demands that come with September.

Summers can provide teachers with much-needed breathing space from the physical, psychological and organizational demands of their jobs…and as the days give way to weeks, and the month of July comes to an end, the new school year seems just around the corner.

How do you prepare for the coming year? How will you manage the many demands of your classrooms, schools, families and their needs?

Teach Resiliency is a place to find resources, quick tips and tools to build and strengthen your own wellness, so you can begin – and end- the new school year feeling healthy, energized and resilient.

Here are some of our top tips to for the year, and links to resources that can help:

  1. Be part of something good. Spend time with colleagues who bring you strength, positivity and great ideas. Plan to have regular get togethers and share ideas, resources and support. Technology is a great tool, but face-to-face connections can provide unique benefits. And when you do get together, limit the time you spend talking about the challenges and focus on what is going well. Instead of focusing on ‘burning out’, focus on ‘burning in”, and remember that the teachers who often become overwhelmed and worried are the ones who care the most. 
  2. Notice. Pay attention to your own thoughts, feelings, and sensations surrounding stressful and stress-relieving events, and those of others. When you need support, seek it out. When your students need support, help them find it, but remember that you are not alone. 
  3. Stay Present. If you find yourself becoming anxious or stressed, remember to breathe, and focus your attention on what you are experiencing. Accept it and develop confidence in your ability to cope with it. And remember, when something good is happening, enjoy it, savour it, and celebrate it!
  4. Practice non-judgemental awareness. Begin by taking the view, every day, that everyone is doing their best – the child who refuses to do what is asked, the colleague who fails to fulfil a promise to help, the partner who doesn’t remember your anniversary. Follow with the commitment to appreciate the other’s experience, whether it is maltreatment, exhaustion, or health concerns. Ask yourself what you can do to change the conditions surrounding the difficulty. Could you give the child a ‘heads up’ about the next activity, provide your colleague with a friendly reminder, or put an entry about your anniversary on a shared family calendar or in your partner’s date book? Allow yourself the same appreciation, and practice self-empathy and acceptance. We all do our best, each day, with what we have. 

Teacher Myths

We may also fall into the myths about teaching that are so harmful- for example

Myth 1: “good” teachers have complete control in the classroom and over students at all times

Myth 2: students’ behaviour is a reflection of the teacher

Myth 3:  we alone are responsible for a student’s education

If we begin this school year feeling pressured to perform and unable to demonstrate our humanity, it is hard to imagine that we will have the energy to teach and live well throughout the year. If this resonates with you, download this short podcast for the next time you’re out walking the dog, or when you have a few moments in the garden: “Good Teacher – Bad Myths.”  

In the News

As teachers and their students prepare for the school year in Ontario, the new Premier and his Deputy have announced repeal of the sexual health education curriculum for elementary grades. This has led to confusion and uncertainty about what is expected of teachers, what is “in” and what is “out”. Their own professional knowledge and practice, their own commitment to inclusive classrooms, is not recognized. It is important that as we hear about new policies for children and education, we notice what impact that has on teachers and schools. Check out the piece written by Dr. Kathy Hibbert, teacher, leader and one of the key partners in our TeachResiliency family, for her view on what is needed in our classrooms today: Trust Teachers 
 

So, we at TeachResiliency wish you a Happy New Year and hope that you find health, happiness and fulfillment in the year ahead. Come back and visit us often- we will be here with resources and ideas. Coming up next is a call for your help in designing our Community of Practice, where you can participate in developing our shared space. Stay tuned, and be well!

 

Susan Rodger

Susan Rodger, PhD., C. Psych.

Psychologue certifié et Professeur,
Counselling Psychology Program, Professeur, faculté de l’Éducation,
Université Western

Quand Arrive l’été

 

Les salles de classe et de personnel grouilleront bientôt d’activité à l’amorce d’une nouvelle année. Même si nous n’allons probablement pas chanter « Ce n’est qu’un au revoir » et prendre la décision de faire plus d’exercice, nous serons en pleins préparatifs et prendrons des résolutions pour mieux enseigner, apprendre et gérer toutes les demandes associées au mois de septembre.

Les étés accordent aux enseignantes et enseignants une pause très méritée des exigences physiques, psychologiques et organisationnelles de leur travail… et à mesure que les jours se transforment en semaines et que le mois de juillet arrive, la nouvelle année scolaire semble être juste au tournant.

Comment vous préparez-vous à entamer la prochaine année? Comment gérerez-vous les nombreuses exigences de la classe, de l’école et des familles et tous leurs besoins?

Enseignez la résilience est un endroit où trouver des ressources, des conseils utiles et des outils pour améliorer votre bien-être personnel afin que vous vous sentiez résilients, énergiques et en pleine forme pour commencer – et terminer la nouvelle année scolaire.

Voici certains de nos meilleurs conseils pour vous sentir bien tout au long de la nouvelle année scolaire ainsi que des liens vers des ressources utiles en ce sens :

  1. Faites partie de quelque chose de bon. Passez du temps avec des collègues qui sont positifs et qui vous donnent de la force et des bonnes idées. Planifiez des rencontres régulières pour partager des idées, des ressources et de l’aide. Même si la technologie constitue un excellent outil, les contacts en personne engendrent des bienfaits uniques. Et quand vous vous réunissez, ne passez pas trop de temps à discuter de vos difficultés et mettez plutôt l’accent sur ce qui fonctionne bien. Au lieu de vous concentrer sur la chandelle éteinte, concentrez-vous sur la chandelle allumée et rappelez-vous que, dans bien des cas, les enseignants et enseignantes qui se sentent surchargés et inquiets sont ceux et celles qui ont le plus à cœur le bien-être de leurs élèves. 
  2. Portez attention. Portez attention à vos propres pensées, sentiments et sensations entourant des événements stressants et relaxants et ceux des autres. Quand vous avez besoin de soutien, faites tout pour en trouver. Quand vos élèves ont besoin d’aide, aidez-les à en trouver, mais rappelez-vous que vous n’êtes pas tout seul. 
  3. Restez présent. Quand vous vous sentez anxieux ou stressé, n’oubliez pas de respirer à fond et de concentrer votre attention sur ce que vous vivez. Acceptez la situation et ayez confiance en votre aptitude à y faire face. Rappelez-vous que quand quelque chose de bon survient, vous devez en profiter, l’apprécier et le célébrer! 
  4. Essayez de ne pas passer de jugements. Commencez en tenant pour acquis, chaque jour, que tout le monde fait son possible – l’enfant qui refuse de faire ce qu’on lui demande, le collègue qui ne donne pas suite à sa promesse d’aide, le conjoint qui oublie votre anniversaire. Tentez d’apprécier l’expérience de l’autre, qu’il s’agisse de mauvais traitements, d’épuisement ou de problèmes de santé: Que pourriez-vous faire pour modifier les conditions de la difficulté? Pourriez-vous fournir un préavis à l’enfant pour l’avertir de l’activité à venir, donnez un rappel amical à votre collègue ou indiquer la date de votre anniversaire sur le calendrier de cuisine ou dans l’agenda de votre conjoint? Accordez-vous la même appréciation et faites preuve d’empathie et d’acceptation envers vous-même. Nous faisons tous de notre mieux chaque jour avec ce que nous avons. 
 

Mythes des enseignants

Il peut nous arriver de souscrire à des mythes très nuisibles sur l’enseignement, comme les suivants :

Premier mythe : Que les « bons » enseignants exercent en tout temps le plein contrôle sur leur classe et sur leurs élèves.

Deuxième mythe : Que le comportement des élèves est un reflet de leur enseignant.

Troisième mythe :  Que nous sommes le seul responsable de l’éducation d’un élève.

Si, en ce début d’année scolaire, vous subissez la pression de réussir et avez du mal à démontrer notre humanité, il est dur d’imaginer que vous aurez l’énergie voulue pour enseigner et vivre une bonne année. Si ce scénario vous ressemble, téléchargez ce court balado la prochaine fois que vous promènerez le chien ou travaillerez dans le jardin : « Good Teacher – Bad Myths ».  

Dans les manchettes

À mesure que les enseignants et enseignantes préparent la nouvelle année scolaire en Ontario, le nouveau premier ministre et son adjoint ont annoncé l’abolition du programme d’éducation sexuelle dans les écoles élémentaires. Cette décision a semé la confusion et l’incertitude quant aux attentes vis-à-vis le personnel enseignant et à ce qui est « inclus » et « exclus ». Les connaissances et pratiques professionnelles des enseignants ainsi que leur engagement à créer des classes inclusives ne sont plus pas reconnus. À mesure qu’on en apprend davantage sur les nouvelles politiques sur les enfants et l’éducation, nous devons être conscients des effets sur les enseignants et les écoles. Jetez un coup d’œil sur l’article de Kathy Hibbert, Ph. D., chef de file et l’un des partenaires clés de la famille Enseignez la résilience, pour voir ce dont les classes d’aujourd’hui ont besoin, selon elle : https://www.icrc.uwo.ca/media/trust_teachers.html


Nous tous, à Enseignez la résilience, vous souhaitons une bonne année scolaire et espérons qu’elle vous comblera de santé, de joie et de satisfaction. Revenez-nous voir souvent – pour des ressources et des idées. Nous ferons bientôt appel à vous pour nous aider à concevoir notre collectivité de la pratique et à élaborer notre espace commun. Restez aux aguets et portez-vous bien!

Finding value in healthy, active living

 

Kendra MacFarlane, M.Sc., B.Sc.

Former Program Coordinator
Physical and Health Education Canada  
 

Trouver de la valeur dans un mode de vie sain et actif

From the time I was young and well-into high school, I was always active. From soccer to volleyball to track and field to ballet, I wasn’t picky – I loved to move, I loved to compete, and I loved being part of a team. That all changed when I was 15 after experiencing back pain that a chiropractor thought was a pulled muscle. But, after visiting a sports medicine doctor with an MRI in hand, I was diagnosed with degenerative discs and end plate fractures in my lumbar spine. This meant no strenuous physical activity for at least 6 months. Little did I know, this diagnosis would have the most significant impact on my lifestyle moving forward.

 Not surprisingly, the physical pain I experienced paled in comparison to the emotional toll the injury took. I remember returning to my physical education class after my visit to the sports medicine doctor and sitting on the sidelines, watching my peers with envy as feelings of frustration and sadness washed over me.  At the time, I experienced a huge shift in health across many dimensions. Because of this, my injury led to a number of “aha” moments, some right away, and others years later.

Despite my initial disappointment, I found myself starting to think about what I COULD do instead of dwelling on what I couldn’t. It became an opportunity to reflect on what physical activity brings to my life and why it’s important to me. It has meant that I’m more in tune with my body. It has given me the opportunity to try new things and embrace other forms of physical activity, like walking, biking, and hiking – I even joined my school’s curling team that winter. It has ultimately led to a realization that physical activity participation goes beyond competing to win. It impacts my energy, my outlook, my stress levels, my focus, my body image, my pain…the list goes on. It continues to shape my health and well-being, and remains a critically important part of my lifestyle.

In December 2014, the National Health and Fitness Act, Bill S-211, became law, where the first Saturday each June is now known as “National Health and Fitness Day” – a day when Canadians are challenged to get out and get active in support of our country becoming the Fittest Nation on Earth. While initiatives like these may stem from our country’s physical inactivity crisis, each person’s motivation to be active looks different and I’m not here to prescribe a physical activity plan for you or your students to get in your 60 minutes/day. But, I am here to encourage you to talk about the importance and benefits of physical activity with your students.

As educators, National Health and Fitness Day is an opportunity to discuss the importance of physical activity and its connection to health and wellbeing, recognizing that each student’s motivation and ability to be active will be different. In recognizing and understanding the uniqueness of each student’s story, my hope is that educators will be better prepared to offer quality physical activity experiences that motivate each student to remain active well-beyond their time spent in school.

Challenge your students to be curious and explore physical activity opportunities. Consider asking them to: identify why they want to be active identify how they want to be active, identify who they want to be active with, and embrace what they are capable of. To stop looking at their barriers and start looking at their assets – the strengths that exist within them and the opportunities that exist in their community.

My hope is that Canadians can discover ways to be active that are meaningful to them and supportive of their physical, emotional, social, and mental health. For information and resources to encourage physical activity, visit phecanada.ca/activate and phecanada.ca/programs.

 

 

Trouver de la valeur dans un mode de vie sain et actif

Kendra MacFarlane, M. Sc, B. Sc. 

Ancienne coordonnatrice de programme
Éducation physique et santé Canada

Depuis mes jeunes années et tout au long du secondaire, j’ai toujours été active. Qu’il s’agisse de soccer ou de volleyball, d’athlétisme ou de ballet, je n’étais pas difficile – j’aimais bouger, j’aimais la compétition et j’aimais faire partie d’une équipe. Tout a changé à 15 ans quand j’ai commencé à souffrir de douleurs au dos qu’un chiropraticien a d’abord attribuées à une contusion musculaire. Mais après une visite, IRM en main, à un médecin de médecine sportive, ce dernier a diagnostiqué des disques dégénératifs et des fractures de zones cartilagineuses dans ma colonne lombaire. Cela signifiait que je ne pouvais m’adonner à aucune activité physique intense pendant au moins 6 mois. J’étais loin de me douter des énormes répercussions qu’allait avoir ce diagnostic sur mon futur monde de vie.

Il va de soi que la douleur physique était beaucoup moins aiguë que ses séquelles émotives. Je me rappelle être retournée au cours d’éducation physique après ma visite chez le médecin sportif et d’être resté assise sur le banc, de regarder avec envie et frustration mes pairs et de me sentir très seule.  À cette époque. J’ai constaté de grands changements au niveau de plusieurs dimensions de ma santé. Cette blessure m’a amenée à plusieurs moments de réalisation, parfois immédiatement, parfois plusieurs années plus tard.

Malgré ma déception initiale, je me suis mise à penser à ce que je POURRAIS faire au lieu de rester accrochée à ce que je ne pouvais pas faire. Cela m’a permis de réfléchir à ce que l’activité physique apporte à ma vie et sa grande importance pour moi. J’en suis venue à la conclusion que j’étais plus à l’écoute de mon corps, ce qui m’a motivé à essayer de nouvelles choses et d’explorer d’autres types d’activité physique, comme du vélo, marcher et faire de la randonnée – cet hiver-là, je me suis même jointe à l’équipe de curling de mon école. Au bout du compte, j’en suis venue à la réalisation que la participation à l’activité physique va bien au-delà de la simple compétition axée sur la victoire. Elle a des effets sur mon énergie, mes perspectives et mon niveau de stress, ma concentration, mon image corporelle, ma douleur… et la liste continue. Elle continue d’influer sur ma santé et mon bien-être et demeure une composante essentielle de mon mode de vie.

En décembre 2014, la Loi sur la Journée nationale de la santé et de la condition physique (projet de loi S-211) désignait le premier samedi de chaque mois de juin « Journée nationale de la santé et de la condition physique » – un jour où les Canadiens sont mis au défi de s’activer pour aider notre pays à devenir la nation la plus en forme de la planète. Même si des initiatives du genre découlent de la crise d’inactivité physique actuelle qui secoue le pays, chaque personne à une raison différente de devenir plus active et je ne suis pas ici pour prescrire un plan d’activité physique pour vos élèves pour qu’ils aient leurs 60 minutes par jour. Par contre, je vous encourage à discuter de l’importance et des bienfaits de l’activité physique avec vos élèves.

À titre d’enseignantes et d’enseignants, la Journée nationale de l’activité physique vous donne une bonne occasion de discuter de l’importance de l’activité physique et de ses liens avec la santé et le bien-être, tenant compte que la motivation et l’aptitude à être actif varient d’un élève à l’autre. En reconnaissant la nature et les capacités uniques de chaque élève, j’ose croire que les enseignantes et enseignants seront mieux préparés pour proposer des expériences d’activité physique de qualité à leurs élèves de manière à les inciter à rester actifs bien au-delà des heures passées à l’école.

Mettez vos élèves au défi de devenir plus curieux au sujet des occasions d’activité physique. Songez à leur demander pourquoi ils veulent être actifs, comment ils peuvent être actifs, avec qui ils peuvent être actifs et de quoi ils sont capables. Demandez-leur de cesser d’obséder sur les obstacles et de se concentrer plutôt sur les atouts – les forces qui sommeillent en eux et les occasions qui s’offrent dans leur milieu.

J’ai bon espoir que les Canadiens sont en mesure de découvrir des façons d’être actifs qui leur conviennent pleinement et qui favorisent leur santé physique, émotive, sociale et mentale. Pour accéder à des renseignements et à des ressources utiles pour favoriser l’activité physique, allez à eps-canada.ca/activez et à eps-canada.ca/programmes.

 

The Change We Need

 

Dr. Javeed Sukhera

Assistant Professor, Schulich School of Medicine and Dentistry,
Department of Psychiatry 
Western University

 

Le Changement Dont Nous Avons Besoin

 

 

 

For too long the topic of mental health/addictions has remained in the shadows of our society. We have made incredible gains and the conversation has started. Unfortunately talking is simply not enough.

I live on the front lines of a chronically underfunded and hyper-fragmented system. My job is to work with children, youth and families to help cultivate hope. We work together to strengthen their ability to fight back against the monsters of depression and anxiety that have hijacked their brains. They are my inspiration.

I should never have to tell them that the best treatments I have learned from my training are simply not available in their communities. They should not have to search through a complicated maze of agencies and services, finding doors shut and blinds closed due to seemingly arbitrary inclusion or exclusion criteria. The best treatment for mental illness is not a waiting list. Help-seeking should not be treated with blame and shame.
 

We and our loved ones should not accept prejudicial and discriminatory underfunding of mental health services.

We need to start advocating for mental health to be treated like physical health.

We must demand an end to the status quo.
 

The path forward may seem daunting, but together we can accomplish incredible things. From my perspective, the change we need comes back to what binds us as a community…our shared humanity.

First, we must have courage. We must be brave enough to call out the problems with the current system. Stigma is a powerful force that silences even the strongest among us. Until we demonstrate the courage to stand up and share our struggles, we cannot expect others to do the same. Courage does not mean reckless engangerment. There are risks and many environments can still be very unsafe. All we need to do is be willing to tiptoe outside out comfort zone and see ourselves as change agents. As a father, I try my best to role model for my kids the message that I am just as flawed and vulnerable as they are. The same role modeling in workplaces helps colleagues know they are not alone. 

Next, we need compassion. Compassion is a word that may mean different things to different people. Compassion is something that we all havem but don't always use to out advantage. Out culture has somehow instilled a fear of emotions and a discomfort with feelings that pushes mental health away from physical health. These emotions are our superpowers. Compassion involves intention. Simply taking an intentional approach to change starts with looking past labels and seeing each other as unique human beings, 

Connection is another important ingredient. Sometimes connection involves reaching out to other we know. Other times connection is about takin an effort to connect with complete strangers. System change requires working across professions, sectors, silos and jurisdictions. We are all part of the solution. We should raise our voice together to demand increased funding, decreased fragmentation and the best treatments for those suffering. They deserve nothing less. 

 

Monday, May 7th is National Child and Youth Mental Health Day! 

 

 

 

 

Le Changement Dont Nous Avons Besoin

 

Dr. Javeed Sukhera

Professeur Agrégée , Schulich School of Medicine and Dentistry 
Département de Psychiatrie
Université Western  

 

 

 

 

Depuis trop longtemps, les questions de santé mentale et de toxicomanie ont été reléguées à l’arrière-scène de la société. Nous avons certainement fait beaucoup de progrès en ce sens et nous avons lancé la conversation, mais malheureusement, le simple fait d’en parler ne suffit pas.

Je fonctionne aux premières lignes d’un système hyper fragmenté et chroniquement sous-financé. Ma tâche consiste à travailler avec des enfants, des jeunes et des familles afin de leur donner de l’espoir. Nous œuvrons ensemble pour les aider à mieux lutter contre les démons de la dépression et de l’anxiété qui assaillent leur cerveau. Ils sont ma source d’inspiration.

Je ne devrais jamais avoir à leur dire que les meilleurs traitements  que je connais ne sont pas accessibles dans leur collectivité. Ils ne devraient pas être obligés de faire des recherches à travers un labyrinthe d’agences et de services et de se heurter à des murs ou des portes closes en raison de critères d’inclusion ou d’exclusion arbitraires. Le meilleur traitement pour traiter une maladie mentale, ce n’est pas une liste d’attente. Les demandes d’aide ne devraient pas engendrer le blâme et la honte.
 

Nous et les personnes que nous aimons ne devrions pas accepter le sous-financement préjudiciable et discriminatoire des services de santé mentale.

Nous devons commencer à revendiquer afin que la santé mentale soit considérée au même titre que la santé physique.

Nous devons exiger la fin du statu quo.
 

La voie d’avenir peut sembler difficile à naviguer, mais ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. À mon avis, le changement qu’il nous faut se résume à ce qui nous unit comme communauté... c’est-à-dire notre humanité commune.

D’une part, il faut faire preuve de courage. Nous devons être assez courageux pour dénoncer  les problèmes qui affligent le système actuel. La stigmatisation est une puissante force qui peut faire taire les plus fortes voix. Jusqu’à ce que ayons le courage de prendre position et de partager nos difficultés, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les autres fassent de même. Faire preuve de courage ne signifie pas qu’il faut s’exposer imprudemment au danger. Il y a des risques et plusieurs environnements sont encore très peu sécuritaires. Tout ce qu’il faut faire, c’est être prêts à sortir à petits pas de notre zone de confort et nous positionner comme des agents de changement. En tant que père, je fais de mon mieux pour montrer à mes enfants que je suis aussi imparfait et vulnérable qu’eux. Le même comportement en milieu de travail peut aider les collègues à réaliser qu’ils ne sont pas seuls.de=

D’autre part, nous devons être compatissants. Le mot compassion peut avoir des sens différents pour bien des gens. La compassion, c’est quelque chose que nous avons tous en nous, mais que nous n’utilisons pas toujours à notre avantage. Notre culture a réussi à instiller en nous une crainte des émotions et un inconfort à l’endroit des sentiments qui séparent la santé mentale de la santé physique. Ces émotions sont nos superpouvoirs. La compassion suppose également l’intention, comme le simple fait d’adopter une approche intentionnelle à l’égard du changement comme repenser les vieilles étiquettes et se percevoir les uns les autres comme des êtres humains uniques.

La connexionest aussi considérée comme un ingrédient important. Parfois, la connexion signifie tendre la main à des gens que nous connaissons, Parfois encore, la connexion signifie déployer des efforts pour tendre la main  à des étrangers. Tout changement systémique doit nécessairement passer par la collaboration entre les professions, les secteurs, les silos et les administrations. Nous faisons tous partie de la solution. Nous devons unir nos voix et réclamer un meilleur financement, une défragmentation et les meilleurs soins possibles pour les personnes qui souffrent. Elles ne méritent rien de moins.

Should we measure relationships in school like we measure literacy and numeracy?

 

Peter Jaffe, Ph.D.

Professor, Faculty of Education
Western University 

En français

 

 

 

 

Hundreds of years ago, the education system in Canada and the U.S. was defined as one that promoted the 3 R’s – reading, writing and ‘rithmetic. Many years later, the 3 R’s are still at the focus of our education system and school boards rely heavily on standardized test scores to indicate how schools are performing. However, these scores represent only one slice of the education system.  Parents, students, and teachers are concerned about the extent to which their schools are safe and caring environments. With National Youth Violence Prevention Week occurring from March 19-23, I began reflecting on safety within our schools.

Without safety and security as a foundation, meaningful learning cannot occur. 

Over a quarter century ago, researchers and teachers advocated for a 4th R – relationships (Jaffe, Crooks & Watson, 2009; Wolfe et al, 2009) This research argues that teaching about healthy relationships in the curriculum is an important foundation of public education and central to positive school climates. Lessons about healthy relationships have been integrated into health and physical education classes and other subject areas and are delivered by teachers to meet provincial curricular outcomes.

I will never forget the words of a student survivor from the 1999 mass shooting at Columbine High School in Littleton, Colorado. The student addressed an audience of teachers and students and said that their school ranked amongst the highest in statewide academic testing and had many championship sports teams, but would have failed any measure of healthy relationships. She shared how the school was full of racism, sexism and bullying - she felt that the education system was focused on the wrong measures of success. Those words always stuck with me and remind me of the importance of our efforts with the 4th R, relationships.

Although we have made advances in recognizing the important contribution of healthy relationships to positive school environments, we need to investigate the Canadian context broadly. More precisely, we need to measure and report on healthy relationships in Canadian schools and the extent to which our schools promote a caring environment. The next generation of researchers is encouraged to find ways to broaden this awareness and these programs to create better indicators of our progress and encourage the implementation of evidence-based programming in schools across the country.

These ideas gave birth to the 4thR-Curriculum which is now delivered in thousands of schools across Canada. The 4th R should be the first R   – the most important indicator of success within our education system.

For more about the Fourth R, visit:

http://www.youthrelationships.org

 

 

 

Peter Jaffe, Ph.D.

Professeur, faculté de l’Éducation
Université Western

 

 

 

 

 

Devrait-on mesurer les relations à l’école comme on mesure la littératie et la numéracie?

 

Il y a des centaines d’années, le système d’éducation canadien et américain mettait clairement l’accent sur trois compétences de base – la lecture, l’écriture et l’arithmétique. Bien des années plus tard, ces compétences de base demeurent le point de mire de notre système d’enseignement et les conseils et commissions scolaires se fient grandement aux résultats de tests standardisés pour évaluer le rendement des écoles. Ces résultats ne représentent toutefois qu’une dimension du système d’éducation. Les parents, les élèves et le personnel enseignant veulent savoir que leurs écoles constituent des milieux sécuritaires, attentifs et accueillants. La tenue, du 19 au 23 mars, de la Semaine nationale de la prévention de la violence chez les jeunes m’a incité à lancer une réflexion sur la sécurité dans nos écoles.

Tout apprentissage valable nécessite un milieu sûr et sécuritaire.

Il y a un quart de siècle, les chercheurs et enseignants revendiquaient en faveur d’une quatrième compétence de base – les relations (Jaffe, Crooks et Watson, 2009; Wolfe et coll., 2009). Cette recherche argue qu’un programme-cadre qui met aussi l’accent sur les relations saines constitue un important fondement d’éducation publique et joue un rôle crucial dans le maintien d’un climat positif dans les écoles. Des leçons sur les relations saines ont été intégrées aux cours de santé, aux cours d’éducation physique et autres et sont livrées par les enseignantes et enseignants de manière à atteindre les résultats pédagogiques provinciaux.

Je n’oublierai jamais les paroles d’une élève ayant survécu à la fusillade de masse à l’école secondaire Columbine de Littleton, au Colorado, en 1999. S’adressant à un public d’enseignants et d’élèves, cette dernière disait que son école avait obtenu parmi les meilleurs résultats lors des évaluations de rendement de l’État et comptait plusieurs équipes sportives championnes, mais aurait obtenu une note d’échec pour toute évaluation portant sur les relations saines. Elle a expliqué combien le milieu scolaire était teinté de racisme, de sexisme et d’intimidation et sentait que le système d’enseignement mettait l’accent sur les mauvaises mesures de réussite. Ces mots me sont toujours restés en tête et me rappellent l’importance de nos efforts pour promouvoir la quatrième compétence, les relations.

Même si nous avons fait des percées en vue de reconnaître l’importante contribution de relations saines à la création d’environnements scolaires positifs, il importe d’examiner plus à fond le contexte canadien. En particulier, nous devons évaluer les relations saines dans les écoles canadiennes et la mesure dans laquelle nos écoles favorisent un environnement attentif et accueillant, puis produire des rapports en ce sens. La prochaine génération de chercheurs est encouragée à trouver des façons d’intensifier la sensibilisation à ces programmes de manière à produire de meilleurs indicateurs du progrès et d’encourager la mise en place de programmes éprouvés dans toutes les écoles du pays.

Ces idées ont engendré des programmes-cadres sur la quatrième compétence maintenant offerts dans des milliers d’écoles à travers le Canada. La quatrième compétence devrait devenir la première, c’est-à-dire le plus important indicateur de réussite de notre système d’éducation.

Pour en savoir plus sur la quatrième compétence, aller à :

http://www.youthrelationships.org

 

References / Références :

Jaffe, P. G., Crooks, C. V. et Watson, C. L. (2009). Creating safe school environments: From small steps to sustainable change. London, ON: Althouse Press.

Wolfe, D. A., Crooks, C., Jaffe, P., Chiodo, D., Hughes, R., Ellis, W. et& Donner, A. (2009). A school-based program to prevent adolescent dating violence: A cluster randomized trial. Archives of pediatrics & adolescent medicine, 163(8), 692-699.

Dynamic, flexible and responsive: How the human brain is wired for resiliency

 

Dr. Deanna Friesen

Assistant Professor

Western University

Dynamique, polyvalent et réactif

 

When we think of resiliency, what comes to mind for many of us is the ability to adapt in response to environmental stressors. However, in light of Brain Awareness Week, let’s consider how the brain itself is wired to favour resiliency.

Research in the last 30 years has demonstrated that the brain is much more dynamic, flexible and responsive than originally thought. Neural Plasticity describes how neural pathways can change – how they strengthen or weaken based on experiences throughout our lives.

Indeed, the old saying, “use it or lose it” is quite appropriate to describe how neural synapses, the junction where one neuron sends a message to another neuron, grow or reduce with experience. Importantly, these changes occur in response to instruction and learning across the lifespan. For example, Draganski and colleagues (2004) found when college students were taught to juggle they exhibited growth in an area of the brain associated with processing complex visual motion. However, once the students no longer practiced juggling, the brain returned to its pre-juggling state. The take-away here is that the learning gained by students changes the structure and function of their brains.

These types of findings have sparked interest in how research on the brain can inform education. As a teacher, you may have heard about ‘brain-based learning and teaching” where findings from brain research are applied directly to teaching. However, caution should be taken because lessons learned from brain research have some positive outcomes for teachers but may also cause some harmful misconceptions as well.

 

Positives

 

An understanding of the brain may:

  1. Help you explain why some teaching approaches might be effective. For example, at the recent Olympics you might have seen athletes visualizing their performances before competing. Research has found that visualizing an action utilizes the same brain areas as actually performing that action, suggesting that visualizing reinforces the neural pathways responsible for the desired behaviour (Munzert, Lorey, & Zentgraf, 2009).
  2. Help you develop a better understanding of the mechanisms behind why some students are struggling and how instruction can support their growth. In one of my favourite studies by McCandliss et al. (2001), students with word decoding difficulties received an evidence-based reading intervention focusing on phonological awareness. Prior to the intervention, the students exhibited less activation in brain areas associated with reading words. Following training, the activation patterns were more similar to those of their peers suggesting that intensive instruction can engage typical reading circuits, rather than recruiting other brain regions to compensate.
  3. Help you gain an appreciation for how much learning and resiliency your students are capable of and renew your efforts to support their growth. Dr. Carol Dweck (2006) has championed the idea of growth mindset, where students may not have a skill “yet”, but with effort and persistence, they can achieve it. Indeed, this idea is consistent with the learning principle that acquiring long-term knowledge and skill is largely dependent on practice (Coalition for Psychology in Schools and Education, 2015).

 

Two Common Misconceptions

 

Misconceptions about the brain may lead to false beliefs called neuromyths. These neuromyths may undermine effective teaching practices. Here are a couple common neuromyths:

Learning difficulties due to differences in brain function can not be remediated. We saw above that this statement is not true. However, in 2014, Howard-Jones found that approximately 25% of teachers from an international sample believed it to be true. We should be concerned that if teachers believe that ability is fixed, and students cannot learn, then they may fail to support their students’ needs (Jordan, Glenn, & McGhie-Richmond, 2016).

Individuals learn better when they receive information in their preferred learning style. In the same group of teachers, 90% agreed with this statement. Howard-Jones (2014) suggests that this myth may have arisen because different areas of the brain are active in response to different sensory inputs. However, this finding is based on group averages; it does not speak to individual strengths. For a teacher who holds this misconception, the potential danger is continuing to use a single teaching style for a student at the expense of offering information in a variety of ways.

 

The Future

 

In my opinion, the benefits of brain research far outweigh the drawbacks. Indeed, researchers have begun to examine how the strengths and needs of individual learners are reflected in the brain. They have also started to examine why certain learners respond to intervention and others do not. Answers to these questions should have important implications for Education.

However, for research on the brain to have an impact in the classroom, there has to be buy-in from you, the teachers, not only as an end-user but also as someone who generates the questions. If you are interested in forming a collaboration, I know a few cognitive neuroscientists who would love to chat with you. 

Happy Brain Awareness Week!     

 

 

Dynamique, polyvalent et réactif : le cerveau humain branché sur la résilience

 

 

Dr. Deanna Friesen

Assistant Professor

Western University

Quand on pense à la résilience, la première définition qui nous vient souvent en tête, c’est l’aptitude à s’adapter aux stresseurs environnementaux. En l’honneur de la Semaine Cerveau en tête, examinons donc comment les branchements du cerveau favorisent la résilience.

Les études menées au cours des 30 dernières années ont démontré que le cerveau est beaucoup plus dynamique, polyvalent et réactif qu’on croyait. La plasticité neuronale décrit en quoi ces connexions nerveuses peuvent changer – comment elles peuvent se renforcer ou s’affaiblir selon nos expériences au fil de la vie.

De fait, le vieil adage selon lequel « on s’en sert ou on le perd » décrit très bien en quoi les synapses neuronales, le point de jonction où un neurone envoie un message à un autre neurone, grossissent ou rapetissent en fonction de l’expérience. Fait important, ces changements surviennent en réaction à l’éducation et à l’apprentissage acquis tout au long de la vie. À titre d’exemple, Draganski et coll. (2004) ont découvert que lorsqu’on montrait à jongler à des étudiants universitaires, on constatait une croissance dans la partie du cerveau associée au traitement de mouvements visuels complexes. Par contre, quand les étudiants cessaient de jongler, le cerveau retournait à son état de préjonglerie. On en déduisait que la connaissance de la jonglerie acquise par les étudiants avait modifié la structure et la fonction de leur cerveau.

Ces types d’observations ont incité les chercheurs à se demander comment les études sur le cerveau pourraient favoriser l’éducation. À titre d’enseignante ou d’enseignant, vous avez peut-être déjà entendu parler de l’apprentissage et l’enseignement axés sur le cerveau où les résultats des recherches sur le cerveau sont appliqués directement à l’enseignement. Cela dit, il faut user de prudence, car si les leçons tirées des recherches sur le cerveau peuvent donner certains résultats positifs pour les enseignants, elles peuvent aussi engendrer des malentendus dommageables.

 

Effets positifs

 

Vous aider à expliquer pourquoi certaines approches pédagogiques peuvent être efficaces. Lors des récents Jeux olympiques, par exemple, vous avez peut-être vu des athlètes en train de visualiser leur performance avant la compétition. Les recherches ont démontré que la visualisation d’une action utilise les mêmes parties du cerveau que l’exécution réelle de cette action, ce qui porte à croire que la visualisation renforce les voies neurales responsables du comportement désiré (Munzert, Lorey et Zentgraf, 2009). 

Vous aider à mieux comprendre les mécanismes qui expliquent pourquoi certains élèves ont de la difficulté et en quoi l’éducation peut favoriser leur croissance. Dans l’une de mes études préférées menée par McCandliss et coll. (2001), des élèves ayant  de la difficulté à décoder des mots ont fait l’objet d’une intervention de lecture fondée sur les données probantes qui mettait l’accent sur la conscientisation phonologique. Avant l’intervention, les parties du cerveau associées à la lecture de mots étaient moins actives. Suivant la formation, leurs schémas d’activation étaient plus semblables à ceux de leurs pairs, ce qui porte à croire qu’une éducation plus intensive peut stimuler les circuits de lecture typiques au lieu de solliciter d’autres parties du cerveau pour compenser.

Vous aider à découvrir toute la quantité d’apprentissage et de résilience dont vos élèves sont capables et à renouveler vos efforts pour soutenir leur croissance. Carol Dweck, Ph. D. (2006) a mis de l’avant l’idée de l’état d’esprit axé sur la croissance, selon laquelle les élèves peuvent ne pas « encore » avoir une compétence, mais peuvent l’acquérir avec des efforts et de la persévérance. Cette idée souscrit au principe pédagogique selon lequel l’acquisition de connaissances et d’habiletés à long terme dépend, dans une grande mesure, de la pratique (Coalition for Psychology in Schools and Education, 2015).

 

Malentendus courants

 

Les malentendus au sujet du cerveau peuvent donner lieu à de fausses croyances, les neuromythes. Ces neuromythes nuisent aux pratiques d’enseignement efficaces. Voici quelques exemples de neuromythes courants :

Les difficultés d’apprentissage associées à des différences dans le fonctionnement du cerveau ne peuvent être corrigées. Nous avons vu ci-dessus que cet énoncé est erroné. Par contre, en 2014, Howard-Jones a découvert qu’environ 25 % des enseignantes et enseignants faisant partie d’un échantillon international croyaient que cet énoncé était juste. On devrait s’inquiéter du fait que, si des enseignants croient que l’habileté est gelée et que les élèves ne peuvent pas apprendre, il se pourrait qu’ils ne répondent pas bien aux besoins de leurs élèves (Jordan, Glenn et McGhie-Richmond, 2016).

Les personnes apprennent mieux lorsque l’information leur est transmise dans leur style d’apprentissage préféré. Dans ce même groupe d’enseignants, 90 % étaient d’accord avec cet énoncé. Howard-Jones (2014) est d’avis que ce mythe viendrait peut-être du fait que différentes parties du cerveau réagissent à différents intrants sensoriels. Par contre, ce résultat est fondé sur des moyennes de groupe et ne tient pas compte des forces individuelles. Il y a un danger que les enseignantes et enseignants qui sont de cet avis continuent de recourir à un seul type d’enseignement au lieu de fournir de l’information aux élèves de diverses façons.

 

Perspectives d’avenir

 

À mon avis, les avantages de la recherche sur le cerveau l’emportent haut la main sur les désavantages. En effet, les chercheurs ont commencé à examiner en quoi les forces et les besoins de chaque apprenant sont enchâssés dans le cerveau. Les chercheurs ont aussi commencé à examiner pourquoi certains apprenants réagissent à une intervention et d’autres pas. Les réponses à ces questions devraient avoir de fortes répercussions sur le monde de l’éducation.

Cela dit, pour que la recherche sur le cerveau ait un impact dans la classe, il faut que vous, les enseignantes et enseignants, souscriviez pleinement à l’idée, et non seulement comme utilisateurs finaux, mais aussi comme personnes qui génèrent les questions. Si vous désirez établir une collaboration, je connais quelques neuroscientifiques en cognition qui aimeraient beaucoup jaser avec vous.

Bonne Semaine Cerveau en tête!

 

 

References / Références

American Psychological Association, Coalition for Psychology in Schools and Education. (2015). Top 20 principles from psychology for preK–12 teaching and learning. Extrait de : http:// www.apa.org/ed/schools/cpse/top-twenty-principles.pdf

Draganski, B., Gaser, C., Busch, V., Schuierer, G., Bogdahn, U. et May, A. (2004). Changes in grey matter induced by training. Newly honed juggling skills show up as transient feature on a brain imaging scan. Nature, 427, 311-312.

Dweck, C. S. (2006). Mindset: The new psychology of success. New York: Random House.

Howard-Jones, P.A. (2014). Neuroscience and education: Myths and messages. Nature Reviews, 15, 817-824

Jordan, A., Glenn, C. et McGhie-Richmond, D. (2016). The supporting effective teaching (SET) project: The relationship of inclusive teaching practices to teachers’ beliefs about disability and ability, and about their roles as teachers. Teaching and Teacher Education, 26, 259-266.

McCandliss B. D., Martinez A, Sandak R. et coll. (2001). A cognitive intervention for reading impaired children produces increased recruitment of left per-sylvian regions during word reading: an fMRI study. Neuroscience Abstracts 27: 961–964.

Munzert, J., Lorey, B. et Zentgraf, K. (2009). Cognitive motor processes: The role of motor imagery in the study of motor representations. Brain Research Reviews, 60(2), 306-326. http://dx.doi.org.proxy1.lib.uwo.ca/10.1016/j.brainresrev.2008.12.024

 

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